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Les data au cœur de la planification écologique

Cela semble une évidence mais il ne coûte rien de le rappeler : les données sont la première brique pour des prises de décision éclairées dans la plupart des domaines : médecine, industrie, énergie… Le secteur agricole n’y déroge pas. 

Les data agricoles permettent notamment de mesurer l’impact des mesures prises dans le secteur pour la planification écologique (voir article « La planification écologique dans l’agriculture : contexte et enjeux »).

Elles sont également cruciales pour suivre et évaluer les financements que peuvent recevoir les exploitations. Le crédit carbone comme la prime filière reposent en effet sur des diagnostics eux-mêmes issus d’une grande quantité de données assurant aux structures qui versent ces financements l’effectivité de la mise en place de pratiques durables dans les exploitations.

Dans le cadre du Label Bas Carbone, par exemple, la collecte de données s’étale sur plusieurs années : un diagnostic est ainsi réalisé sur l’exploitation la première année, puis les exploitations sont suivies tout au long du projet et, enfin, un diagnostic final est réalisé à cinq ans. Chacun de ces diagnostics représente plusieurs jours de travail puisqu’il y a 150 données d’activité à récolter sur l’exploitation (taille du cheptel, intrants, alimentation, consommation de gasoil, équipements, météo, etc.).

Les données des FMIS, une source précieuse

La tâche peut sembler fastidieuse mais elle n’en est pas moins nécessaire pour donner un point de départ et un état des lieux sur lequel construire un plan d’action et pour évaluer les résultats. Or, l’agriculteur saisit déjà dans le logiciel FMIS (Farm Management Information System) qu’il utilise pour la gestion quotidienne de son exploitation une grande partie de ces données nécessaires au diagnostic. Elles sont donc déjà existantes. Encore faut-il les rendre disponibles dans le respect des autorisations d’accès accordées par l’exploitant agricole à ses partenaires.

C’est là que, pour éviter une répétition des tâches, la plateforme Agdatahub permet aux dispositifs de Label Bas carbone et de primes filières de s’interconnecter avec les FMIS volontaires pour préremplir une partie des diagnostics. Cela offrirait non seulement un gain de temps notable mais également financier d’autant que les ressources humaines disponibles ne sont pas assez importantes pour couvrir toutes les exploitations. 

Exploiter toutes les sources de données… dans le respect du consentement de l’agriculteur 

Notons que les données sur lesquelles s’appuie la planification écologique peuvent également provenir des objets connectés utilisés par l’agriculteur sur son exploitation (par exemple, les stations météo) et du machinisme, celui-ci récoltant des données liées aux consommations d’intrants ou de carburants par exemple. Là aussi, une mutualisation des sources pourrait s’avérer d’une grande aide.

Enfin l’utilisation des données issues de Telepac, les téléservices des aides de la PAC, largement utilisés par les agriculteurs ou leurs conseillers, offrirait, là encore, une source identifiée et garantie pour les diagnostics. Or, à ce jour, les données pour la PAC ne sont pas accessibles de manière automatique. Avec l’appui des principales organisations agricoles, Agdatahub est d’ailleurs mobilisé pour qu’elles le deviennent.

Et les mutualiser pour optimiser les gains 

Partager et utiliser toutes ces données – toujours dans le respect du consentement de l’agriculteur, qui fait partie de l’ADN de Agdatahub – permet dès lors de créer un cercle vertueux de mutualisation, partage et réutilisation de toutes ces informations et de gain de temps.

Disponibles dans son catalogue d’offres de données, ces sources (FMIS, objets connectés et machinisme) peuvent certes permettre d’établir un diagnostic beaucoup plus rapidement mais aussi de diffuser plus rapidement les bonnes pratiques. Une démarche que Agdatahub est déjà en train de mettre en place avec certains de ses partenaires, notamment les chambres d’agriculture, les coopératives et les négoces (voir l’encadré « Agdatahub et ses partenaires : des mises en pratiques vertueuses »).

Agdatahub et ses partenaires : des mises en pratique vertueuses

Via sa plateforme sécurisée, Agdatahub s’engage aux côtés de ses clients et partenaires dans la mise en place de pratiques vertueuses, au service de la transition et de la planification écologiques. 

En voici quelques cas d’usage :

  1. Dans la filière oléagineuse : OleoZE est un calculateur en ligne qui permet à SAIPOL (groupe Avril) de rémunérer les graines de colza et de tournesol au-dessus des prix du marché. Il s’appuie sur des données concernant l’occupation des sols (couverts ou intercultures), les intrants apportés ainsi que le niveau de travail du sol. Le calculateur a donc besoin de données pour évaluer les pratiques agricoles vertueuses et déterminer le pourcentage de réduction d’émissions de GES afin d’établir le montant du Bonus GES. Agdatahub accompagne la filière pour la gestion du consentement des agriculteurs et la circulation optimisée des données agricoles entre les différents acteurs (agriculteurs, organismes stockeurs, OleoZE).
  • Pour la certification des offres de donnée : il faut évidemment que la donnée soit fiable dès le départ. Agdatahub mène donc un travail de fiabilisation de la source de données avec 2BVS, un schéma de certification développée pour garantir la durabilité des agrocarburants. Ainsi, des audits sont menés auprès des organismes stockeurs pour s’assurer que les pratiques sont effectivement mises en place au niveau des exploitations dans le cadre de la revente de la production durable nécessaire à la production de agrocarburants. 
  • En machinisme, Agdatahub travaille avec Axema, le syndicat des acteurs industriels de la filière des agroéquipements et de l’agroenvironnement. L’objectif est là de faciliter la remontée automatique des données des équipements (tracteurs, matériels attelés…) pour identifier les consommations d’intrants afin de faciliter le diagnostic

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